dimanche 4 janvier 2009

La carte imprimée en prison fin 1963


(Un grand merci à D. Grenon qui m'a fait parvenir une copie de ce document inédit)

mardi 30 décembre 2008

Disparition (Bulletin de l’Association des Amis de Raoul Salan)

Notre ami Nicolas Kayanakis nous a quittés dans la nuit du 5 au 6 octobre 2008. Nous sommes très frappés de sa disparition tant sa personnalité intelligente et chaleureuse nous avait insufflé le goût de ne rien abandonner tout en nous tournant vers l’avenir.

Fidèle du général Salan, il avait été administrateur de notre association dès sa création.

De nombreux membres de l’association étaient présents à la messe de funérailles célébrée le 10 octobre devant une très nombreuse assistance, fidèle et recueillie, en l’église Saint Germain de l’Auxerrois (la seule paroisse digne d’un fidèle des rois de France).
L’homélie prononcée par l’abbé Spriet a rapproché notre ami de l’un des douze disciples du Christ : Simon le Zélote. Peu connu, il est un « résistant » ; jamais il ne s’est soumis au pouvoir romain. Ce n’était pas un tiède – Jésus vomit les tièdes – et Nicolas Kayanakis n’était, lui non plus de la race des tièdes.


Bulletin de l’Association des Amis de Raoul Salan
4e Trimestre 2008 – N° 39 Nouvelle Série

In Memoriam (Bulletin du Secours de France)

Nicolas KAYANAKIS qui vient de nous quitter faisait partie de ceux qui, dans le combat pour l’Algérie Française, avaient mis « leur peau au bout de leurs idées ».

Né en 1931 en Tunisie, il réussit des études brillantes. Diplômé de Sciences politiques, il fait alors le choix de l’action et entame une carrière militaire originale dans l’armée de l’air d’abord, puis dans l’armée de terre avec les parachutistes.

En 1961, il refuse les conditions de l’abandon, se rebelle et déserte. Arrêté une première fois, il s’évade, est repris. Condamné à une lourde peine, il sort en 1966.

Auteurs de plusieurs ouvrages dont « Alger 1960, la victoire trahie », c’est aussi un militant très engagé de l’Action Française.

Au revoir Nicolas




Bulletin du Secours de France - Noël 2008

jeudi 16 octobre 2008

Homélie de la Messe de Funérailles - Abbé Spriet


Parmi les douze apôtres que Jésus a choisis, il y en a un dont nous ne savons pour ainsi dire rien, il n’y est pas dit grand-chose de lui dans l’évangile ; la tradition de l’Eglise a gardé quelques souvenirs tout de même de son passage, de son martyr, il s’agit de Simon le Zélote.

Zélote est assez proche du mot zélé en français, la traduction exacte ou historique de ce qu’était un zélote pourrait être rendu en français par le mot résistant. C’était quelqu’un qui ne se soumettait pas au pouvoir romains et qui y engageait tout son être jusque dans la lutte armée.

On peut être étonné de voir quelqu’un avec ce profil parmi les douze, et pourtant il en fait bien parti. Le Seigneur vomit les tièdes comme nous dit l’Apocalypse, il aime des gens qui s’engagent dans leurs idées jusqu’au bout de leur peau, des gens qui ne font pas semblant. Maintenant je dois bien vous avouer que le zélote n’a pas simplement une visée politique. Un juif ne peut pas ne pas être religieux et même quand il prend les armes contre les romains, sur le plan politique, c’est avec une visée religieuse : rétablir le vrai roi en Israël, le roi - comme nous disons en France - Lieutenant de Dieu, responsable devant Dieu son peuple, responsable de la tenue morale de son peuple, responsable du progrès spirituel de son peuple. Voila quelle est la tâche assignée au roi en Israël. Et le zélote, lorsqu’il prend les armes, pour chasser les romains, c’est avec cette portée religieuse. Nous ne savons pas grand-chose de Simon le Zélote, mais je crois que vous avez vous aussi connu un zélote. Vous ne serez donc pas étonnés que les zélotes soient, semble t’il des gens qui ne disent pas grand chose, qui s’expriment par leur engagement plus que par de longs discours qui savent ce qu’il faut faire, ce que leur conscience leur dicte, ce que la droiture morale exige mais qui ne sauront pas forcément expliquer cela en long et en large à leurs enfants : regarde moi, prends-en de la graine, mais tu n’auras pas forcément mes mémoires en trois tomes à lire le soir au près du feu.

Alors ayant connu un zélote je crois vous comprenez pourquoi l’évangile n’en dit pas grand-chose si ce n’est qu’il a existé qu’il était parmi les douze. S’il était parmi les douze cela veut dire qu’il a vraiment suivi le Christ. Historiquement et cela semble assez certain, comme les douze apôtres ont suivi Jésus pendant trois ans jour après jour, Simon le Zélote a du déposer les armes. Il a du devenir vraiment disciple et cesser son activité, disons politique ou politico-religieuse et c’est étonnant de voir qu’à Gethsémani ce n’est même pas lui qui porte un glaive, c’est Saint Pierre. Mais il a, avec tout ce caractère des zélotes, ce qui les caractérisait, tout cet engagement profond, il a suivi le Christ.

Aujourd’hui nous sommes réunis, d’après moi, pour remettre à Dieu un autre zélote, lui demander de l’associer au groupe des apôtres, de l’associer au groupe des disciples, de l’associer à la multitude des Saints, de le prendre avec lui dans le ciel.

Et puis nous pouvons prier, pour Monsieur Kayanakis en demandant au seigneur de l’aider à achever sa croissance comme disciple, de se détacher de la terre, que son esprit, voyez, son âme arrive à se détacher maintenant de tout ce qui fut combat terrestre pour se tourner pleinement et entièrement vers le Seigneur, Qu’il puisse comme Simon le Zélote, tout en gardant une âme de zélote, une âme passionnée, un engagement plein et entier de sa personne qui ne fait pas semblant, qu’il puisse maintenant plus librement se mettre totalement à la suite du Christ. C’est ici bas durant notre vie que nous nous pouvons le décider, chacun de nos actes nous déterminent et nous déterminent pour de vrai et nous déterminent donc par rapport à Dieu. Lorsque nous sommes décédés, nous ne pouvons plus poser d’actes personnels, nous pouvons plus en tout cas poser d’actes pour nous mêmes qui nous engagent et nous déterminent même ; nous pouvons intercéder pour les autres, nous pouvons recevoir la prière des autres à notre bénéfice, nous pouvons, grâce à la prière des autres, adhérer plus pleinement au Christ ; mais nous ne pouvons plus le faire personnellement nous pouvons plus le décider parce que précisément, un être humain une personne humaine c’est corps et âmes réunis. Lorsque la séparation se produit, l’esprit demeure, comme dit la liturgie la vie de l’âme change elle ne s’arrête pasMais il ya un changement, elle ne peut plus faire exactement les choses.

Si vous êtes réunis aujourd’hui ici c’est en ci et j’espère principalement pour prier pour Monsieur Kayanakis parce vos prières peuvent l’aider à passer d’un engagement assez entier ici bas et je crois aussi quand même dans une vie de prière, un engagement réel envers le seigneur à passer totalement au royaume de Dieu. Cela ne se fait pas sans renoncement, cela ne se fait facilement et c’est avec l’aide de nos prières que cette âme de Zélote cette âme de feu pourra accomplir cette entrée pleine et entière dans le paradis cet élan final qui fait que j’abandonne la terre à ceux qui y sont encore et à la grâce de Dieu et je me jette entièrement dans les bras du Seigneur sans plus regarder en arrière.

Amen

samedi 11 octobre 2008

Eloge de Michel Alibert aux obsèques de Nicolas Kayanakis

Nicolas,

C’est à toi que je m’adresse, en ce lieu sacré où nous sommes devant toi pour te faire une garde d’honneur ; oui « honneur » est le mot qui convient. Mon dessein n’est pas de e couvrir de ces lauriers qu’on décerne à un proche dont on pleure la disparition, et que l’on pare aussitôt de toutes les qualités. Faire ton panégyrique est trop facile, et celui qu’on chargerait de cette mission n’aurait que le choix. Même si, évitant les sujets qui fâchent, il voulait s’en tenir au politiquement correct, c’est encore le trop plein d’arguments qui risquerait de l’embarrasser : il évoquerait longuement ta grande culture, tes qualités humaines, ton brillant parcours professionnel, tes travaux d’historien et, par-dessus tout, l’impressionnante, la merveilleuse cohésion de la cellule familiale que vous avez bâtie, ta femme et toi.
Mais tu mérites mieux qu’un banal éloge funèbre, si fervent soit-il. Ce que je veux faire ici, Nicolas, au nom de tes proches et de tes compagnons, c’est d’envelopper de quelque chose de plus rare, et de plus précieux. Quelque chose qui a baigné ta vie entière. Quelque chose dont tu t’es nourri en même temps que tu en nourrissais les autres : ça s’appelle l’amitié. Et dans le cas de ta famille, son prolongement naturel qui est l’amour.

Quand nous nous sommes connus, le drame algérien était consommé. Dans le sang, pour beaucoup des nôtres ; dans la douleur pour tous ; dans l’indifférence ou le lâche soulagement d’une mère patrie indigne ; au mieux résignée, pour être indulgent. Le pire était advenu et, malgré sa vaillance, notre petit nombre n’avait pu s’y opposer : comme quoi il y a de nobles échecs aussi bien que de victoires honteuses.

Ni toi ni moi, Nicolas, ni aucun de nos frères d’armes de la guerre d’Algérie ne rougissions d’avoir survécu, car nous avions mis, selon l’heureuse formule de Pierre Sergent, notre peau au bout de nos idées. Quelque chose était accompli, qui nous avait dépassés, mais où chacun avait tenu son rang. Nous étions ceux qui avaient bravé plus forts qu’eux en ayant l’audace de leur dire « non ».Nous avions tout perdu, mais l’honneur était sauf. L’amitié pouvait commencer.

Par une heureuse disposition de la nature, les circonstances exceptionnelles attirent les êtres exceptionnels. Et dès lors qu’ils se sont rencontrés, ils ne s’éloignent plus les uns des autres, même s’ils ont peu d’occasion de se voir. Les âmes fortes savent se reconnaître à demi mot. Stoïques devant l’adversité, elles en assument les effets sans haine, sans emphase ou discours grandiloquents. Sans chercher d’alibis vaseux ni de boucs émissaires à leurs déconvenues. Et surtout sans récrimination perpétuelle sur ce qu’on aurait voulu qui fût, et qui n’a pas été.

Comme il était simple, avec toi, Nicolas, d’avoir cette hauteur de vue. Il suffisait de copier la tienne. D’entrer dans cette amitié discrète et en même temps si forte, qui nous persuadait qu’au bout du compte, notre malheur nous avait enrichis, puisque sans lui, nombre des amis qui t’entourent aujourd’hui n’auraient jamais croisé ta route.

Voilà pourquoi, toutes ces années, nous prenions le chemin de Saclas avec une allégresse jamais tarie, certains d’y retrouver un accueil dont nul ne peut avoir idée, à moins de l’avoir connu. Ah, Nicolas, quelle hospitalité que celles de tes proches ! Quelle entente profonde entre les membres de ta famille, à travers les particularismes de chacune, de chacun ! Et cette gestion de la table, du service et de la cuisine elle-même : quel modèle de finesse, d’équilibre et d’efficacité ! Il fallait cela, bien souvent, pour ramener l’assistance à des plaisirs gustatifs conviviaux, lorsque les hautes sphères de la pensée, et les convives à se considérer comme de purs esprits.
Nicolas, mon frère, tels sont les bienfaits dont tu nous as gratifiés, petits et grands, (mais lorsqu’on fait bien les grandes choses, on ne néglige pas les petites). Leur souvenir nous accompagnera jusqu’au terme du voyage.

Ceci n’est pas un adieu. Les quelques mots que je t’adresse, au nom de tous, ne sont pas les derniers. Tu nous observes de ton œil charmeur et malicieux. Tu souris, du haut de ton petit nuage, en nous voyant désemparés, aux prises avec nos problèmes bassement matériels, encombrés de nos enveloppes charnelles ô combien maladroites. Et tu as cet air d’indulgence – que j’ai souvent observé chez toi – de celui qui voit clair avant les autres. Et qui, à l’heure présente, comprend tout.

Car il existe un havre de bonheur et de paix où se retrouvent les hommes de bonne volonté, nul doute que tu y occupes une place de choix. Tu nous manque, Nicolas, mais pour nous tu n’es pas mort. Tu nous as seulement précédés, comme l’éclaireur précède la troupe en marche afin de lui éviter les mauvaises rencontres. Et puisque tu es arrivé le premier, nous espérons que tu intercéderas en haut lieu pour nous obtenir une petite place à tes côtés. La volonté de Dieu n’est-elle pas de réunir jusqu’aux gens qui se haïssent ? Alors ceux qui s’aiment, tu penses …
D’après Socrate, aucun mot ne saurait être donné comme le dernier. Il n’y aura donc pas, ici, de dernier mot, car celui que je vais prononcer en appelle combien d’autres, en l’éternité : au revoir, Nicolas …

mercredi 8 octobre 2008

Prière du Para


Je m’adresse à vous, mon Dieu, car vous donnez
Ce que l’on peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu ce qui vous reste.
Donnez-moi ce que l’on ne demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité.
Ni celle de l’âme, ni celle du corps.
Je ne vous demande pas la richesse.
Ni le succès, ni même la santé.
Tout cela, mon Dieu.
On vous le demande tellement.
Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,
Donnez-moi, ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre.
Et que vous me les donniez, mon Dieu.
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours,
Car je n’aurai pas toujours
Le courage de vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi
Le courage et la force et la foi
Car vous êtes le seul à donner.Ce que l’on ne peut obtenir que de soi.

mardi 7 octobre 2008

Notice Biographique

Nicolas Kayanakis, « L’officier le plus diplômé de l’Armée Française » (sic Paris Presse), est né en 1931 , à Tunis, d’une famille grecque, implantée en Tunisie avant l’intervention française. Pendant ses études à Paris (Science Po et Sorbonne-Lettres), il dirige les étudiants d’Action Française qui, de 1951 à 1954, enlèvent au Parti Communiste la maîtrise du Quartier Latin et participent à la reconquête de l’UNEF, alors syndicat étudiants unitaire. Mais en 1954, après Dien Bien Phu, Mendès abandonne l’Indochine à Genève. L’action politique de surface lui apparait bien vaine. Alors l’A.F.N. s’embrase. Il rejoint l’Armée d’Afrique, d’abord comme officier de réserve de l’Armée de l’Air puis est intégré sur titres, en 1958, dans l’Armée active.
Officier de sécurité aérienne à l’Ecole de Chasse de Meknès, il demande l’Algérie et rejoint au printemps 1956 la Base opérationnelle de Telergma dans le Constantinois. Détaché pour l’opération de Suez à la 3e Escadre de chasse de Reims, il est envoyé en mission à Brindisi (Italie), en civil, et sous l’apparence d’un officier italien du 2e Bureau, il assure le passage vers Chypre des troupes métropolitaines et surtout des escadres françaises de chasse et de reconnaissance, -ainsi que les vols clandestins des avions et des pilotes français prêtés à Israël. Muté sur sa demande dans l’Infanterie, il rejoint en 1959, le 14e RCP pour y commander en second la compagnie portée.
Dès 1959, il participe à la création des réseaux Armée-Nation. En 1960, en stage d’observateur-pilote à Dax il prend part aux préliminaires du putsch d’avril (il en fera le récit dans Derniers Châteaux en Espagne, à la Table Ronde), puis à l’action de l’OAS dans le Sud-Ouest (sous le pseudo de Kakos). Arrêté en 1961, il s’évade trois mois après de Mont-de-Marsan. En cavale à Paris, il lance et commande l’OAS-Metro-Jeunes (OMJ) dont les réseaux survivront des années à sa seconde arrestation en mai 1962.
Condamné à dix ans de rétention criminelle, et perdant donc ses galons, il se voit alors assimilé à la promotion de Saint Cyr Laperinne par ses camarades de cette promotion avec lesquels il avait fait son école d’Infanterie. Nommé délégué des prisons par le CNR-OAS, son action pour la fidélité au combat mené le fera muter de prison en prison dont il fera un tour de France : Fresnes et La Santé, Toul, Les Baumettes, Ré.
Libéré en 1966, il demeurera, auprès de Pierre Sergent (Philippe), membre du Directoire du CNR-OAS, chargé du Bureau politique sous le couvert d’une agence de presse : Méditerrannée Nord-Sud, fonctions exercées jusqu’à l’auto dissolution du Directoire en 1968.
Après sa libération, il est Ingénieur en Chef à la SEMA au département « Direction Intermédiaire », puis dirigeant libre d’entreprises généralement en difficultés. Président, Directeur Général ou Gérant successivement et parfois simultanément de plusieurs sociétés industrielles, dans des activités aussi diverses que l’électronique, la mécanique, l’orfèvrerie, les matériaux de construction ou la verrerie (il sera ainsi administrateur de Daum). Déployant en parallèle une activité de consultant ou d’Ingénierie, il sera amené à implanter en Arménie soviétique une ligne industrielle mettant en œuvre une méthode innovante de fabrication du verre en première mondiale, marché « soufflé » aux spécialistes de Bohême.

En 1997, il devient Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, pour une thèse sur « La doctrine française de guerre psychologique et la pacification de l’Algérie ».
Un condensé de sa thèse à été publié sous le titre « Algérie 1960, la victoire trahie, par les Editions Atlantis ».
Reprenant simultanément en 1997 du service à l’Action Française, il en a été depuis secrétaire général puis vice-président. Sa présence a contribué à accentuer la collaboration de l’Action Française, hors de toute exclusive, au mouvement souverainiste dont la jeunesse d’Action Française est le fer de lance. En 2002, il collabore à « La Gazette », bulletin politique de Monseigneur le Comte de Paris puis à la revue « Les Epées ».

10 octobre 2008 - obsèques de Nicolas Kayanakis

10 octobre 2008 - obsèques de Nicolas Kayanakis
La bénédiction du cerceuil ...

... avant de le couvrir des trois couleurs

Deux frères, Carl et Renaud, pour porter leur père ...

... et une soeur, Alexia, pour les décorations

La cérémonie religieuse ...

...puis le repos sous les hommages