Madame, Monsieur,
A ma libération en mars 1968 après 6 années passées au bagne de l’Ile de Ré j‘avais dans mes bagages un projet d’album photos sur la vie des prisonniers, clandestinement, j’ai pris plus de 4000 clichés, dont les plus significatifs seront dans cet album, ayant attaqué ma 85 ème année.
Il est temps pour moi de mettre à exécution ce projet afin de vous laisser à vous d’abord, à notre jeunesse et aux générations futures ensuite, ce que fût notre vie en prison.
Nous avions tout perdu « Fors l’Honneur ».
Semper fidélis.
A . Belvisi
Les Sacrifiés de l’Algérie Française - Ile de Ré est un album de photos, qui raconte le plus fidèlement possible la vie des prisonniers O.A.S détenus au fort Thoiras à l’île de Ré, pour la défense de la France et de l’Algérie française. Au travers de nombreux clichés, nous allons découvrir la vie de ces hommes qui pendant de longues années ont perdu la liberté, mais qui ont conservé leur honneur et leur amour pour la patrie.
Le prix de vente pour l’album historique Les Sacrifiés de l’Algérie Française - Ile de Ré est fixé à 35 €(+4€ de frais de port).
Préciser votre nom, prénom, adresse, adresse électronique, code postale et ville ainsi que le nombre d'exemplaires que vous souhaitez acquérir. Chèque à l'ordre d'Armand Belvisi.
Si la parution de l’ouvrage devait être annulée pour des motifs indépendants de notre volonté, les chèques seraient restitués à leurs émetteurs.
Renseignements complémentaires: belarm@noos.fr
A commander à:
Armand Belvisi
Ullys-Press, 7/9 rue des Ponts
78290 Croissy-sur-Seine
lundi 7 décembre 2009
vendredi 11 septembre 2009
A Toul ...
"On a evidemment mal interprété ce qui s'est passé à la prison de Toul.
Rétablissons les faits. Depuis 1962, les priosnniers politiques ont un délégué pour les représenter auprès de l'administration. Depuis le 1er août dernier c'était Marcel Bouyer que secondaient dans sa tache plusieurs camarades dont Maurice Gingembre, Yves Gignac et le lieutenant Kayanakis.
Le 19 janvier, sans qu'aucune explication fût donnée, l'administration trasférait, d'une part, Marcel Bouyer et le lieutenant Kayanakis aux Petites Baumettes à Marseilles, d'autre part Le Colonel Savelli et Yves Gignac à la Santé où ces derniers retrouvaient le colonel Parisot, transféré de Rouen, où il avait exercé aussi les fonctions de délégué, et le colonle Antoine Argoud, transféré de Fresnes.
A toul, c'est seulement après le départ de Marcel Bouyer que les prisonniers politiques ont été amenés à remplacer leur délégué transféré. On ne saurait donc parler d'une quelconque zizanie entre eux et, nous écrivent plusieurs d'entre eux, ils ne se laisseront pas diviser."
ASMODEE
L'Aurore (02/02/1965)
Rétablissons les faits. Depuis 1962, les priosnniers politiques ont un délégué pour les représenter auprès de l'administration. Depuis le 1er août dernier c'était Marcel Bouyer que secondaient dans sa tache plusieurs camarades dont Maurice Gingembre, Yves Gignac et le lieutenant Kayanakis.
Le 19 janvier, sans qu'aucune explication fût donnée, l'administration trasférait, d'une part, Marcel Bouyer et le lieutenant Kayanakis aux Petites Baumettes à Marseilles, d'autre part Le Colonel Savelli et Yves Gignac à la Santé où ces derniers retrouvaient le colonel Parisot, transféré de Rouen, où il avait exercé aussi les fonctions de délégué, et le colonle Antoine Argoud, transféré de Fresnes.
A toul, c'est seulement après le départ de Marcel Bouyer que les prisonniers politiques ont été amenés à remplacer leur délégué transféré. On ne saurait donc parler d'une quelconque zizanie entre eux et, nous écrivent plusieurs d'entre eux, ils ne se laisseront pas diviser."
ASMODEE
L'Aurore (02/02/1965)
dimanche 3 mai 2009
Des hommes d'honneur ...
Un grand merci à l'Association Interarmées des Cadres de Réserve de l'Essonne (AICRE) pour avoir initié sa dernière assemblée générale en faisant marquer une minute de silence en vue de "saluer la mémoire du COL Larroque (Ancien Président de l'AICRE) et du Lieutenant Kayanakis.
dimanche 18 janvier 2009
Souvenirs de Brindisi
A Brindisi, Nicolas
Kayanakis était en mission en civil et vivait donc à l'hotel. Comme le montre la carte ci-dessous, il s'agissait du Jolly Hotel.

Kayanakis était en mission en civil et vivait donc à l'hotel. Comme le montre la carte ci-dessous, il s'agissait du Jolly Hotel.Plus insolite encore, le menu des officiers qui fêtaient en décembre 1956 la fin de mission de Kayanakis et lui ont laissé quelques messages ; pour ceux qui ne parviendraient pas à les déchiffrer, quelques perles : "Travailleur parfois, coureur de filles toujours!" , "Au tombeur de Brindisi" ou "Le bourreau des coeurs".

Pour l'anecdote, c'est ce jour que Nicolas Kayanakis ayant revêtu son uniforme français, croise un officier Italien avec lequel il était en relation depuis des mois ; celui-ci lui dit "pour quoi cette tenue ? c'est pas carnaval aujourd'hui ? " personne ne semblait donc avoir décelé qu'il s'agissait d'un officier français et non d'un agent du 2e bureau.
jeudi 15 janvier 2009
Suez : des aviateurs témoignent
Nicolas Kayanakis
Israël et Chypre via Brindisi
"Contrôleur d'aérodrome à Brindisi"
"A cette époque j'étais sous-lieutenant P.D.L., j'avais dix-huit mois de service et huit ou neuf mois de grade. Ala fin du mois d'août 1956, je suis détaché à Reims auprès de la troisième escadre de chasse. Nous sommes à la veille de Suez. Je suis alors reçu par le colonel Gauthier qui m'explique pourquoi je suis là : le service mécanographique de l'armée de l'Air avait sorti une fiche - la mienne - pour la fonction nécessaire. Il leur fallait un militaire ayant les trois configurations suivantes : être officier-pilote ou contrôleur d'aérodrome, parler couramment italien - c'était mon cas - et avoir fait Science Po ou l'ENA. J'étais le seul ...
Fin septembre 1956, j'ai embarqué en civil dans un Nordatlas pour Brindisi avec un capitaine et une douzaine de sous-officiers mécaniciens. Notre mission : assurer le passage -
côté circulation aérienne et technique - des forces aériennes françaises en Italie du sud vers Chypre, d'une part, et Israël d'autre part. Dans une configuration diplomatique particulière, qui m'a été expliquée par l'attaché de l'Air à Rome, ma fonction - analogue à celle d'un officier français à Telaviv - était d'assurer la liaison à partir de la tour de contrôle et des centres d'approche avec nos escadres et nos transports afin que tout se passe pour le mieux possible.
En Italie, la situation était compliquée car nous étions sur une base OTAN. J'étais et nous étions toujours en civil ... Je passais pour un officier du deuxième bureau italien de Bari, car je ne parlais jamais français mais toujours italien. Quand je parlais français avec des français, ils croyaient que j'étais interprète du deuxième bureau ...
La mission consistait à passer par Brindisi en violant les règles de la circulation car il est très difficile de quitter l'Europe et d'aller en Israël ou même à Chypre sans traverser la région du Caire. Cela nous a conduit à décoller souvent sans plan de vol ou avec des plans factices. Outre les informations venant de l'attaché de l'Air, nous avions une liaison télétype spéciale directe avec le 3e bureau de l'état-majour de l'armée de l'Air. Je sais qu'elle aboutissait normalement au général Jouhaud, et nous avions notification des mouvements mais sous code. C'est dans ce contexte que nous avons fait passer, non sans difficultés, 2 escadrons de la 3e escadre. On n'a pratiquement pas eu de pannes. Cette mise en place a eu lieu le 23 ou 24 septembre, on a commencé les mouvements 8 ou 10 jours après avec les escadrons de chasse. Puis il y a eut une période de pointe pendant laquelle le trafic fut effréné avec des avions de liaison, des Nordatlas, des appreils civil, etc. J'ai dû rester à la tour de contrôle trois jours et quatre nuits d'affilée, ou l'inverse. Je ne sais pas comment cela s'est terminé, mais je me suis réveillé dans un lit au mess. Voilà à peu près le scénario. Tous s'est très bien passé à l'échelon local de la tour de contrôle. La seule chose que je puisse ajouter c'est que nous sommes restés jusquà fin décembre à Brindisi. J'ai un souvenir très précis que nous sommes restés en place parce que l'opération pouvait recommencer "
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux et François de Ruffray
Revue historique des armées (N°2 - 1997)
Israël et Chypre via Brindisi
"Contrôleur d'aérodrome à Brindisi"
"A cette époque j'étais sous-lieutenant P.D.L., j'avais dix-huit mois de service et huit ou neuf mois de grade. Ala fin du mois d'août 1956, je suis détaché à Reims auprès de la troisième escadre de chasse. Nous sommes à la veille de Suez. Je suis alors reçu par le colonel Gauthier qui m'explique pourquoi je suis là : le service mécanographique de l'armée de l'Air avait sorti une fiche - la mienne - pour la fonction nécessaire. Il leur fallait un militaire ayant les trois configurations suivantes : être officier-pilote ou contrôleur d'aérodrome, parler couramment italien - c'était mon cas - et avoir fait Science Po ou l'ENA. J'étais le seul ...
Fin septembre 1956, j'ai embarqué en civil dans un Nordatlas pour Brindisi avec un capitaine et une douzaine de sous-officiers mécaniciens. Notre mission : assurer le passage -
côté circulation aérienne et technique - des forces aériennes françaises en Italie du sud vers Chypre, d'une part, et Israël d'autre part. Dans une configuration diplomatique particulière, qui m'a été expliquée par l'attaché de l'Air à Rome, ma fonction - analogue à celle d'un officier français à Telaviv - était d'assurer la liaison à partir de la tour de contrôle et des centres d'approche avec nos escadres et nos transports afin que tout se passe pour le mieux possible.En Italie, la situation était compliquée car nous étions sur une base OTAN. J'étais et nous étions toujours en civil ... Je passais pour un officier du deuxième bureau italien de Bari, car je ne parlais jamais français mais toujours italien. Quand je parlais français avec des français, ils croyaient que j'étais interprète du deuxième bureau ...
La mission consistait à passer par Brindisi en violant les règles de la circulation car il est très difficile de quitter l'Europe et d'aller en Israël ou même à Chypre sans traverser la région du Caire. Cela nous a conduit à décoller souvent sans plan de vol ou avec des plans factices. Outre les informations venant de l'attaché de l'Air, nous avions une liaison télétype spéciale directe avec le 3e bureau de l'état-majour de l'armée de l'Air. Je sais qu'elle aboutissait normalement au général Jouhaud, et nous avions notification des mouvements mais sous code. C'est dans ce contexte que nous avons fait passer, non sans difficultés, 2 escadrons de la 3e escadre. On n'a pratiquement pas eu de pannes. Cette mise en place a eu lieu le 23 ou 24 septembre, on a commencé les mouvements 8 ou 10 jours après avec les escadrons de chasse. Puis il y a eut une période de pointe pendant laquelle le trafic fut effréné avec des avions de liaison, des Nordatlas, des appreils civil, etc. J'ai dû rester à la tour de contrôle trois jours et quatre nuits d'affilée, ou l'inverse. Je ne sais pas comment cela s'est terminé, mais je me suis réveillé dans un lit au mess. Voilà à peu près le scénario. Tous s'est très bien passé à l'échelon local de la tour de contrôle. La seule chose que je puisse ajouter c'est que nous sommes restés jusquà fin décembre à Brindisi. J'ai un souvenir très précis que nous sommes restés en place parce que l'opération pouvait recommencer "
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux et François de Ruffray
Revue historique des armées (N°2 - 1997)
lundi 12 janvier 2009
Un dessin de Nicolas Kayanakis ...
... réalisé par Donga.
(un grand merci à A. Chevalier - Librairie Le Pelican Noir)
(un grand merci à A. Chevalier - Librairie Le Pelican Noir)
samedi 10 janvier 2009
La carte de voeux envoyée début 1964 ...
... par Nicolas Kayanakis de sa prison des Beaumettes.
A noter que le Père Noël, lui aussi emprisonné par un général deux étoiles, apporte dans sa hotte de nombreuses clés pour sortir les hommes d'honneur des geôles de la république.

Un grand merci à D.Grenon qui m'a transmis ce document.
A noter que le Père Noël, lui aussi emprisonné par un général deux étoiles, apporte dans sa hotte de nombreuses clés pour sortir les hommes d'honneur des geôles de la république.

Un grand merci à D.Grenon qui m'a transmis ce document.
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10 octobre 2008 - obsèques de Nicolas Kayanakis
La bénédiction du cerceuil ...
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...puis le repos sous les hommages