dimanche 3 mai 2009
Des hommes d'honneur ...
Un grand merci à l'Association Interarmées des Cadres de Réserve de l'Essonne (AICRE) pour avoir initié sa dernière assemblée générale en faisant marquer une minute de silence en vue de "saluer la mémoire du COL Larroque (Ancien Président de l'AICRE) et du Lieutenant Kayanakis.
vendredi 1 mai 2009
Devoir de mémoire …
…Mais surtout, pour ne pas être complice des pages noires de l’histoire, nécessité d’action!
Tel est le leitmotiv familial depuis des générations.
Aujourd’hui, 1er mai, tu aurais eu 78 ans et tu peux être fier puisque les évènements montrent que nous saurons prolonger tes engagements.
Dans la famille, personne n’a jamais été contraint de baisser les yeux pour avoir laissé faire ; Il y a un siècle, ton grand père Nicolas quitta précipitamment la Sicile ayant laissé pour mort un homme qui avait manqué de respect à son père. Qunat à toi, dès tes 12 ans , en 1943, tu te charges d’encadrer les prisonniers allemands en Tunisie, puis c’est Paris et des ambitions politiques (diplômé de Science Po) que tu abandonnes en 1956 pour rejoindre les troupes françaises en Algérie afin de sauvegarder nos départements ; cet engagement total te fera abandonner une brillante carrière d’officier au profit de la clandestinité et de l’organisation secrète lorsque la France décidera l’abandon et trahira la victoire.
Aujourd’hui, c’est à notre tour de montrer que dans la famille on ne transige pas et surtout qu’on n’a pas honte de son engagement envers les siens, la patrie et la nation sans lesquels nous ne serions rien - nul homme ne peut exister sans terre ni racines.
Dans notre société de pensée unique, où il est de bon ton d’avoir fait ses armes dans les courants trotskistes, il ne reste plus de place pour les valeurs nationales ; pire encore, certains, par de lacunes grotesques d’éducation et de savoir s’imaginent des amalgames qui les conduisent à faire des choix professionnels au regard de nos engagements.
C’est ainsi que je dois à mon tour, changer d’angle de vie, comme ton grand père puis toi l’avez fait, mais sans regret car il n’est pas plus grande fierté que de n’avoir à baisser le regard devant la crasse, l’immondice et l’inculture de ces hommes de peu de courage et de peu de valeurs ne maitrisant de surcroît pas l’histoire contemporaine de notre pays.
Repose en paix…
Tel est le leitmotiv familial depuis des générations.
Aujourd’hui, 1er mai, tu aurais eu 78 ans et tu peux être fier puisque les évènements montrent que nous saurons prolonger tes engagements.
Dans la famille, personne n’a jamais été contraint de baisser les yeux pour avoir laissé faire ; Il y a un siècle, ton grand père Nicolas quitta précipitamment la Sicile ayant laissé pour mort un homme qui avait manqué de respect à son père. Qunat à toi, dès tes 12 ans , en 1943, tu te charges d’encadrer les prisonniers allemands en Tunisie, puis c’est Paris et des ambitions politiques (diplômé de Science Po) que tu abandonnes en 1956 pour rejoindre les troupes françaises en Algérie afin de sauvegarder nos départements ; cet engagement total te fera abandonner une brillante carrière d’officier au profit de la clandestinité et de l’organisation secrète lorsque la France décidera l’abandon et trahira la victoire.
Aujourd’hui, c’est à notre tour de montrer que dans la famille on ne transige pas et surtout qu’on n’a pas honte de son engagement envers les siens, la patrie et la nation sans lesquels nous ne serions rien - nul homme ne peut exister sans terre ni racines.
Dans notre société de pensée unique, où il est de bon ton d’avoir fait ses armes dans les courants trotskistes, il ne reste plus de place pour les valeurs nationales ; pire encore, certains, par de lacunes grotesques d’éducation et de savoir s’imaginent des amalgames qui les conduisent à faire des choix professionnels au regard de nos engagements.
C’est ainsi que je dois à mon tour, changer d’angle de vie, comme ton grand père puis toi l’avez fait, mais sans regret car il n’est pas plus grande fierté que de n’avoir à baisser le regard devant la crasse, l’immondice et l’inculture de ces hommes de peu de courage et de peu de valeurs ne maitrisant de surcroît pas l’histoire contemporaine de notre pays.
Repose en paix…
dimanche 18 janvier 2009
Souvenirs de Brindisi
A Brindisi, Nicolas
Kayanakis était en mission en civil et vivait donc à l'hotel. Comme le montre la carte ci-dessous, il s'agissait du Jolly Hotel.

Kayanakis était en mission en civil et vivait donc à l'hotel. Comme le montre la carte ci-dessous, il s'agissait du Jolly Hotel.Plus insolite encore, le menu des officiers qui fêtaient en décembre 1956 la fin de mission de Kayanakis et lui ont laissé quelques messages ; pour ceux qui ne parviendraient pas à les déchiffrer, quelques perles : "Travailleur parfois, coureur de filles toujours!" , "Au tombeur de Brindisi" ou "Le bourreau des coeurs".

Pour l'anecdote, c'est ce jour que Nicolas Kayanakis ayant revêtu son uniforme français, croise un officier Italien avec lequel il était en relation depuis des mois ; celui-ci lui dit "pour quoi cette tenue ? c'est pas carnaval aujourd'hui ? " personne ne semblait donc avoir décelé qu'il s'agissait d'un officier français et non d'un agent du 2e bureau.
jeudi 15 janvier 2009
Suez : des aviateurs témoignent
Nicolas Kayanakis
Israël et Chypre via Brindisi
"Contrôleur d'aérodrome à Brindisi"
"A cette époque j'étais sous-lieutenant P.D.L., j'avais dix-huit mois de service et huit ou neuf mois de grade. Ala fin du mois d'août 1956, je suis détaché à Reims auprès de la troisième escadre de chasse. Nous sommes à la veille de Suez. Je suis alors reçu par le colonel Gauthier qui m'explique pourquoi je suis là : le service mécanographique de l'armée de l'Air avait sorti une fiche - la mienne - pour la fonction nécessaire. Il leur fallait un militaire ayant les trois configurations suivantes : être officier-pilote ou contrôleur d'aérodrome, parler couramment italien - c'était mon cas - et avoir fait Science Po ou l'ENA. J'étais le seul ...
Fin septembre 1956, j'ai embarqué en civil dans un Nordatlas pour Brindisi avec un capitaine et une douzaine de sous-officiers mécaniciens. Notre mission : assurer le passage -
côté circulation aérienne et technique - des forces aériennes françaises en Italie du sud vers Chypre, d'une part, et Israël d'autre part. Dans une configuration diplomatique particulière, qui m'a été expliquée par l'attaché de l'Air à Rome, ma fonction - analogue à celle d'un officier français à Telaviv - était d'assurer la liaison à partir de la tour de contrôle et des centres d'approche avec nos escadres et nos transports afin que tout se passe pour le mieux possible.
En Italie, la situation était compliquée car nous étions sur une base OTAN. J'étais et nous étions toujours en civil ... Je passais pour un officier du deuxième bureau italien de Bari, car je ne parlais jamais français mais toujours italien. Quand je parlais français avec des français, ils croyaient que j'étais interprète du deuxième bureau ...
La mission consistait à passer par Brindisi en violant les règles de la circulation car il est très difficile de quitter l'Europe et d'aller en Israël ou même à Chypre sans traverser la région du Caire. Cela nous a conduit à décoller souvent sans plan de vol ou avec des plans factices. Outre les informations venant de l'attaché de l'Air, nous avions une liaison télétype spéciale directe avec le 3e bureau de l'état-majour de l'armée de l'Air. Je sais qu'elle aboutissait normalement au général Jouhaud, et nous avions notification des mouvements mais sous code. C'est dans ce contexte que nous avons fait passer, non sans difficultés, 2 escadrons de la 3e escadre. On n'a pratiquement pas eu de pannes. Cette mise en place a eu lieu le 23 ou 24 septembre, on a commencé les mouvements 8 ou 10 jours après avec les escadrons de chasse. Puis il y a eut une période de pointe pendant laquelle le trafic fut effréné avec des avions de liaison, des Nordatlas, des appreils civil, etc. J'ai dû rester à la tour de contrôle trois jours et quatre nuits d'affilée, ou l'inverse. Je ne sais pas comment cela s'est terminé, mais je me suis réveillé dans un lit au mess. Voilà à peu près le scénario. Tous s'est très bien passé à l'échelon local de la tour de contrôle. La seule chose que je puisse ajouter c'est que nous sommes restés jusquà fin décembre à Brindisi. J'ai un souvenir très précis que nous sommes restés en place parce que l'opération pouvait recommencer "
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux et François de Ruffray
Revue historique des armées (N°2 - 1997)
Israël et Chypre via Brindisi
"Contrôleur d'aérodrome à Brindisi"
"A cette époque j'étais sous-lieutenant P.D.L., j'avais dix-huit mois de service et huit ou neuf mois de grade. Ala fin du mois d'août 1956, je suis détaché à Reims auprès de la troisième escadre de chasse. Nous sommes à la veille de Suez. Je suis alors reçu par le colonel Gauthier qui m'explique pourquoi je suis là : le service mécanographique de l'armée de l'Air avait sorti une fiche - la mienne - pour la fonction nécessaire. Il leur fallait un militaire ayant les trois configurations suivantes : être officier-pilote ou contrôleur d'aérodrome, parler couramment italien - c'était mon cas - et avoir fait Science Po ou l'ENA. J'étais le seul ...
Fin septembre 1956, j'ai embarqué en civil dans un Nordatlas pour Brindisi avec un capitaine et une douzaine de sous-officiers mécaniciens. Notre mission : assurer le passage -
côté circulation aérienne et technique - des forces aériennes françaises en Italie du sud vers Chypre, d'une part, et Israël d'autre part. Dans une configuration diplomatique particulière, qui m'a été expliquée par l'attaché de l'Air à Rome, ma fonction - analogue à celle d'un officier français à Telaviv - était d'assurer la liaison à partir de la tour de contrôle et des centres d'approche avec nos escadres et nos transports afin que tout se passe pour le mieux possible.En Italie, la situation était compliquée car nous étions sur une base OTAN. J'étais et nous étions toujours en civil ... Je passais pour un officier du deuxième bureau italien de Bari, car je ne parlais jamais français mais toujours italien. Quand je parlais français avec des français, ils croyaient que j'étais interprète du deuxième bureau ...
La mission consistait à passer par Brindisi en violant les règles de la circulation car il est très difficile de quitter l'Europe et d'aller en Israël ou même à Chypre sans traverser la région du Caire. Cela nous a conduit à décoller souvent sans plan de vol ou avec des plans factices. Outre les informations venant de l'attaché de l'Air, nous avions une liaison télétype spéciale directe avec le 3e bureau de l'état-majour de l'armée de l'Air. Je sais qu'elle aboutissait normalement au général Jouhaud, et nous avions notification des mouvements mais sous code. C'est dans ce contexte que nous avons fait passer, non sans difficultés, 2 escadrons de la 3e escadre. On n'a pratiquement pas eu de pannes. Cette mise en place a eu lieu le 23 ou 24 septembre, on a commencé les mouvements 8 ou 10 jours après avec les escadrons de chasse. Puis il y a eut une période de pointe pendant laquelle le trafic fut effréné avec des avions de liaison, des Nordatlas, des appreils civil, etc. J'ai dû rester à la tour de contrôle trois jours et quatre nuits d'affilée, ou l'inverse. Je ne sais pas comment cela s'est terminé, mais je me suis réveillé dans un lit au mess. Voilà à peu près le scénario. Tous s'est très bien passé à l'échelon local de la tour de contrôle. La seule chose que je puisse ajouter c'est que nous sommes restés jusquà fin décembre à Brindisi. J'ai un souvenir très précis que nous sommes restés en place parce que l'opération pouvait recommencer "
Marie-Catherine Dubreil-Villatoux et François de Ruffray
Revue historique des armées (N°2 - 1997)
lundi 12 janvier 2009
Un des auteurs de l'attentat du petit clamart est mort ...

Nous venons d’apprendre le décès d’Alain Bougrenet de La Tocnaye le vendredi 9 janvier 2009.
Ses obsèques auront lieu demain mardi 13 janvier en l’église de Gordes (84) à 15 heures.
Une délégation de l’ADIMAD sera présente avec gerbe et drapeaux.
Alain Bougrenet de La Tocnaye fit partie de ceux qui essayèrent – hélas sans succès – de faire disparaître De Gaulle Charles dans l’attentat dit du Petit Clamart.
Ses obsèques auront lieu demain mardi 13 janvier en l’église de Gordes (84) à 15 heures.
Une délégation de l’ADIMAD sera présente avec gerbe et drapeaux.
Alain Bougrenet de La Tocnaye fit partie de ceux qui essayèrent – hélas sans succès – de faire disparaître De Gaulle Charles dans l’attentat dit du Petit Clamart.
Il fut condamné à mort et plus tard gracié, chance que n’eut pas son Chef, le Colonel Jean Bastien-Thiry (le seul mort de cet attentat, rappelons-le).
Alain Bougrenet de La Tocnaye a écrit un livre Comment je n’ai pas tué De Gaulle – Edmond Nalis Editeur
Un dessin de Nicolas Kayanakis ...
... réalisé par Donga.
(un grand merci à A. Chevalier - Librairie Le Pelican Noir)
(un grand merci à A. Chevalier - Librairie Le Pelican Noir)
samedi 10 janvier 2009
La carte de voeux envoyée début 1964 ...
... par Nicolas Kayanakis de sa prison des Beaumettes.
A noter que le Père Noël, lui aussi emprisonné par un général deux étoiles, apporte dans sa hotte de nombreuses clés pour sortir les hommes d'honneur des geôles de la république.

Un grand merci à D.Grenon qui m'a transmis ce document.
A noter que le Père Noël, lui aussi emprisonné par un général deux étoiles, apporte dans sa hotte de nombreuses clés pour sortir les hommes d'honneur des geôles de la république.

Un grand merci à D.Grenon qui m'a transmis ce document.
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